28/03/2018

Le documentaire réalisé par la Fondation turque Diyanet (TDV) illustre la tragédie des musulmans d’Arakan et leur lutte pour rester en vie.

 

La migration forcée des musulmans d’Arakan vers le Bangladesh voisin et leur lutte afin de rester en vie malgré les difficiles conditions est le thème du documentaire intitulé "Restes en Vie", réalisé par la Fondation turque Diyanet (TDV).

Une équipe composée de trois employés de la TDV, se sont rendus, courant octobre, à Cox’s Bazaar, afin de filmer la lutte des musulmans d’Arakan qui ont fuit les massacres perpétrés au Myanmar. 
Les difficiles conditions de vie dans les camps de réfugiés ainsi que la situation dans les hôpitaux sont décrites à travers le documentaire.

"Restes en Vie" commence par mettre en lumière le drame des musulmans Arakanais, depuis la fin du 19ème à ce jour.

 

Le documentaire, qui mentionne la privation, pendant de nombreuses années, des musulmans d’Arakan de leurs droits les plus fondamentaux, allant de la citoyenneté à l'éducation, reflète les images des villages musulmans incendiés, depuis le début des attaques (25 août 2017) et les atrocités subies par les musulmans.

Soulignant que les musulmans Arakanais n’ont plus aucune chance de vivre au Myanmar en raison des persécutions, le documentaire met en évidence des images relatives à la migration forcée des Rohingyas, filmés à partir des canaux empruntés par l’équipe de la TDV, lors de la traversée, et obtenues à partir des drones.

Un Arakanais du nom de Marouf, raconte le périlleux voyage des musulmans d’Arakan sur la route en direction du Bangladesh voisin.

 

Dans le documentaire, le fleuve Naf, situé entre l’Arakan et le Myanmar est qualifié de frontière entre la vie et la mort.

La lutte des musulmans Arakanais ne se limite pas à l’arrivée au Bangladesh, tel que l’illustre le documentaire.

Ces derniers sont, en effet, obligés de se rendre dans les camps de réfugiés, en traversant les routes couvertes de boues, avec les quelques meubles qu’ils ont emportés et leurs proches malades ou âgés qu’ils portent sur leurs dos.

- La lutte pour la survie dans les camps de réfugiés

Ce jeune musulman, qui a prit la fuite au Bangladesh en compagnie de sa famille, raconte que sa soeur, qui a été séparée de ses deux enfants, se rend chaque jour près du fleuve espérant un jour les voir arriver.

Les aides humanitaires sont cités dans le documentaire où apparaît des tentes de la TDV ainsi que le "Mont Turc" tel que qualifié par les musulmans de l’Arakan.

- Pénurie des moyens dans les hôpitaux

Le désespoir des musulmans Arakanais qui attendent d'être traités sur les sols froid de l’hôpital, entre les eaux débordantes des égouts, montre que la probabilité pour une personne en bonne santé de tomber malade à l’hôpital est plus élevée que la probabilité de guérison d’un patient.

Les musulmans Arakanais qui ne souhaitent pas retourner au Myanmar ont exprimé leur inquiétude face à l’exécution d'un "plan de génocide systématique".

- Nettoyage ethnique et génocide des musulmans

Depuis le 25 août 2017 à ce jour, 655 mille musulmans Rohingyas ont fui les violences et se sont réfugiés au Bangladesh, selon les dernières données de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Les Nations Unies et les organisations internationales de défense des droits de l'homme qualifient les violences perpétrées à l’égard des musulmans Arakanais de "nettoyage ethnique" ou de "génocide".